EPIDÉMIOLOGIE DU CANCER DE L’UTÉRUS (ENDOMÈTRE)

Cancer de l’endomètre

En France, le cancer de l’endomètre (cancer du corps de l’utérus, par opposition au cancer du col de l’utérus) est diagnostiqué habituellement après la ménopause, 69 ans étant l’âge moyen au moment du diagnostic. Toutefois, 1 cas de cancer sur 4 est diagnostiqué avant la ménopause.

Le cancer de l’endomètre reste le cancer de l’appareil génital féminin le plus fréquent et le 4ème cancer diagnostiqué chez la femme (7 275 nouveaux cas en 2012) après les cancers du sein, du colon et des poumons.

Le vieillissement de la population explique l’augmentation du nombre de cancers de l’endomètre (de 4 357 en 1980 à 7 275 en 2012) parallèlement à une tendance à l’obésité, principal facteur de risque de la maladie, qui s’est accrue sur la même période.

Le taux de mortalité du cancer de l’endomètre a diminué de 1% par an en moyenne depuis 1980.

L’adénocarcinome de l’endomètre est la forme la plus fréquente de cancer de l’endomètre.

DIAGNOSTIC DU CANCER DE L’ENDOMÈTRE

Diagnostic du cancer de l’endomètre

Quels sont les symptômes du cancer de l’utérus ?

Le cancer de l’utérus débute souvent par des saignements inhabituels, en dehors des règles ou chez une femme ménopausée qui par conséquent n’est plus réglée. Des saignements anormalement importants pendant les menstruations doivent également alerter. De même, un écoulement purulent est aussi à prendre en compte. Ceux-ci doivent conduire à se rendre rapidement chez un gynécologue.

Lors de la consultation les gynécologues peuvent effectuer une biopsie endométriale ou vous prescrire une échographie pelvienne (le plus souvent effectuée par voie vaginale) afin d’estimer l’épaisseur de la muqueuse utérine.

Un épaississement endométrial découvert lors d’une échographie pelvienne doit mener à des investigations et parfois une hystéroscopie pour l’explorer et éliminer le diagnostic de cancer de l’endomètre.

QUELS SONT LES TRAITEMENTS DU CANCER DE L’UTÉRUS ?

Lorsqu’un cancer est diagnostiqué chez une patiente, son dossier est étudié en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) lien vers page RCP cancérologie, au cours de laquelle des médecins de spécialités différentes (oncologue, chirurgien, radiothérapeute, radiologue, anatomopathologiste …) se réunissent pour statuer sur la prise en charge adaptée à chaque cas.

Le diagnostic et la prise en charge précoce du cancer de l’endomètre permettent de viser une prise en charge curative : pour le cancer de l’endomètre à un stade localisé, la survie relative à 5 ans était estimée à 95% en 2010, selon la HAS.

La chirurgie


La chirurgie reste le traitement de référence du cancer utérin.

Le chirurgien procède le plus souvent à une hystérectomie totale, c’est à dire qu’il retire la totalité de l’utérus, souvent associée à une salpingo-ovariectomie bilatérale (ablation des deux ovaires et des deux trompes de Fallope).

La réalisation de gestes supplémentaires, comme la réalisation d’une lymphadénectomie (curage ganglionnaire), qui consiste à retirer les ganglions satellites du cancer, ou d’une omentectomie (ablation du grand tablier qui recouvre la surface des organes abdomino-pelviens) dépendra du stade radiologique, du type histologique et du grade du cancer.

Coelioscopie
Coelioscopie

La coelioscopique a une place de choix dans le traitement chirurgical des cancers de l’endomètre grâce à ses avantages :
réduction de l’incision abdominale et temps d’immobilisation postopératoire restreint.

La chirurgie robotique est dans ce type de cancer très intéressante car elle permet un geste chirurgical d’une grande précision avec les avantages de la cœlioscopie.

Chirurgie robotique


La plupart du temps, l’abord coelioscopique est utilisé : à l’aide d’un ou de plusieurs petits orifices, une caméra et les instruments du chirurgien sont introduits dans la cavité abdominale afin que le médecin puisse opérer.

Depuis plusieurs années, cette même chirurgie peut être réalisée avec l’assistance du robot (Exemple : Robot Da Vinci®).

Chirurgie robotique versus chirurgie traditionnelle : quelles sont les différences et quels sont les avantages du robot Da Vinci ®?

Chirurgie robotique

Des études récentes ont montré que, comparativement à une chirurgie par laparotomie, dite « chirurgie ouverte », « l’opération robot » ou chirurgie robotique (assistée du robot Da Vinci®), présente les avantages suivants :

  • Réduction de la durée d’hospitalisation,
  • Risque d’infection réduit,
  • Risque de complications opératoires et postopératoires moindre,
  • Reprise d’une activité normale plus rapide qu’en chirurgie traditionnelle.

En termes d’efficacité pour les cancers de l’utérus (col ou endomètre) les résultats restent équivalents : les cellules tumorales sont aussi bien retirées par chirurgie robotisée que par chirurgie conventionnelle.

Toutefois les « conversions » en laparotomie, c’est à dire le passage, durant l’opération, d’une chirurgie coelioscopique (une ou plusieurs incisions réalisées au niveau du pelvis) à une chirurgie dite « ouverte » (risque inhérent à toute coelioscopie), sont moins importantes en chirurgie robotique comparé à la chirurgie coelioscopique conventionnelle.

Les indications sont sensiblement les mêmes que celles de la chirurgie conventionnelle par coelioscopie, avec des résultats par ailleurs très satisfaisants pour les patientes obèses.

Les autres traitements possibles du cancer de l’endomètre


Des traitements complémentaires sont parfois nécessaires dans le cancer du corps de l’utérus comme la radiothérapie (radiothérapie externe et/ou curiethérapie vaginale post-opératoire).

La chimiothérapie est rarement proposée dans ce type de cancer.

Dans certains cas, il est aussi possible que votre cancérologue vous propose de participer à des essais thérapeutiques existants en vue de bénéficier de traitements innovants qui pourront contribuer à l’élaboration de nouveaux traitements.

L’ACCOMPAGNEMENT

Un soutien psychologique et une prise en charge de la douleur par des équipes spécialisées existent pour la prise en charge spécifique des patients atteints de cancer.

Le Centre LEHENA travaille en collaboration avec les équipes médicales qui vous prendront en charge selon votre cas (oncologue ou radiothérapeute si nécessaire, toujours en lien avec votre médecin traitant) et les différents intervenants réalisant les soins de support (psychologue, infirmière de coordination, spécialiste de la douleur, kinésithérapeute, activité physique adapté..).

LE SUIVI APRÈS-CANCER DE L’UTÉRUS

Le suivi après le traitement du cancer de l’utérus est une composante à ne pas dénigrer dans le traitement de la maladie. Les spécialistes du cancer (oncologues, chirurgien) et votre médecin traitant participent de façon coordonnée à votre surveillance. Votre équipe de soins discute avec vous afin de décider quel suivi répond à vos besoins.

N’attendez pas le prochain rendez-vous fixé pour signaler tout nouveau symptôme et tout symptôme (saignement, perte de poids inexpliquée...) , ou tout symptôme qui ne disparaît pas (trouble du transit, toux sèche…).

Le risque de réapparition (récidive) du cancer de l’utérus est plus élevé au cours des premières années qui suivent le traitement, un suivi étroit est donc nécessaire durant cette période.

En pratique, comment se déroule cette surveillance ?

Les visites de suivi après le traitement d’un cancer de l’utérus ont habituellement lieu tous les 3 mois pendant les 2 premières années puis tous les 6 mois pendant les 3 années suivantes, puis une visite annuelle par la suite.

Lors d’une visite de suivi, votre équipe de soins vous posera habituellement des questions sur les effets secondaires du traitement et sur votre degré d’adaptation.

Votre médecin procédera à un examen physique, et pourra vous prescrire des examens, comme par exemple :

échographie pelvienne, IRM pelvienne. Afin de vérifier la réaction au traitement ou de chercher la cause de nouveaux symptômes

Une vérification des marqueurs tumoraux (type CA 125) est parfois réalisée, si ceux-ci étaient élevés avant la chirurgie.

LA SEXUALITÉ

Certains traitements du cancer peuvent occasionner chez les femmes des troubles sexuels qui rendent les relations sexuelles douloureuses ou difficiles. Une radiothérapie du bassin, par exemple, peut causer une sécheresse vaginale. La formation de tissu cicatriciel après une radiothérapie de la région pelvienne ou après certaines chirurgies du cancer de l’utérus peut également engendrer un rétrécissement de la cavité vaginale (aussi appelé sténose vaginale). Certains traitements sont susceptibles d’entraîner une ménopause précoce chez la femme (on parle de ménopause provoquée par le traitement).

Certaines femmes peuvent éprouver d’autres problèmes sexuels, comme la perte de libido. La baisse de libido est fréquente pendant le processus diagnostique et le traitement et souvent multifactorielle. Parlez-nous de vos symptômes, des solutions peuvent vous être proposées.

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