FRÉQUENCE, PRONOSTIC ET SYMPTÔMES DU CANCER DE L’OVAIRE

Le cancer de l’ovaire se développe par contiguïté, c’est à dire de l’ovaire vers les organes qui l’entourent, et peut s’étendre ensuite sur tous les organes à l’intérieur de l’abdomen ; on parle alors de carcinose péritonéale. Souvent, aucun symptôme n’est ressenti par les patientes jusqu’au stade de carcinose péritonéale.

Ainsi le cancer de l’ovaire est souvent diagnostiqué à un stade avancé. Le pronostic est donc moins bon que celui des autres cancers gynécologiques. De plus le cancer de l’ovaire survient souvent chez des patientes âgées de 65 à 70 ans, ayant parfois des antécédents médicaux, appelées comorbidités, rendant plus difficiles les traitements médicaux.

Une mutation génétique (des gènes BRCA notamment) peut être à l’origine du cancer. Cette mutation est systématiquement recherchée en cas de cancer de l’ovaire.

CANCER DE L’OVAIRE : DIAGNOSTIC

Cancer de l'ovaire schéma

Le cancer de l’ovaire n’entraîne aucun symptôme (pas de signe ressenti par la patiente) jusqu’à la phase de carcinose péritonéale, où il peut être associé également à de l’ascite (liquide dans l’abdomen).

En cas d’ascite, la patiente constate un ventre gonflé et souvent des douleurs abdominales et du bas du dos ; une prise de poids peut alors également s’observer.

Un bilan biologique comprenant des marqueurs (CA 125, ACE et CA 19-9 notamment), sera prescrit. Les marqueurs sont des éléments intéressants à surveiller dans le cancer de l’ovaire, afin d’évaluer l’efficacité d’un traitement.

Une IRM pelvienne permet de faire le bilan des lésions au niveau gynécologique.

Une première étape de cœlioscopie permet de faire le diagnostic de cancer de l’ovaire et le bilan des lésions de l’abdomen. Cette intervention se fait au bloc opératoire sous anesthésie générale. La forme la plus classique est un cancer épithélial de l’ovaire.

LE TRAITEMENT

Lorsque le cancer est diagnostiqué à un stade précoce, une chirurgie sera réalisée. Elle consistera à retirer l’utérus et les ovaires (hystérectomie avec annexectomie bilatérale), et toutes les lésions additionnelles (ganglions, épiploon…). La chirurgie doit être complète et aucune lésion résiduelle ne doit être vue en fin de chirurgie.

En cas de maladie plus étendue au diagnostic, l’exérèse de toutes les lésions (résection complète) n’est pas possible, ou au prix d’une chirurgie très lourde avec de forts risques de complications. Il est alors plus efficace de commencer par une chimiothérapie qui permettra de diminuer la masse tumorale, au niveau de l’ovaire et de l’ensemble des lésions de carcinose. Trois cures seront souvent réalisées avant la chirurgie. Une nouvelle évaluation radiologique voire cœlioscopique peut être réalisée avant de décider du traitement chirurgical.

Si celui-ci est possible, il consistera à retirer toutes les lésions encore présentes après chimiothérapie. On parle de chirurgie de « débulking ». Les gestes réalisés au cours de cette chirurgie dépend de chaque patiente et de l’extension de la maladie. Une fois encore, l’objectif de la chirurgie est d’être complète et de ne laisser aucune maladie. Pour cela le chirurgien peut être amenée à retirer, en plus de l’utérus et des ovaires, les ganglions lymphatiques, du péritoine recouvrant des autres organes, une partie d’intestin grêle ou de colon, la rate…

La radiothérapie n’a pas d’indication dans le cancer de l’ovaire.

A l’issu de la chimiothérapie et de la chirurgie, d’autres traitements médicaux peuvent être prescrits par l’équipe d’oncologie.

Certains gènes ont été identifiés dont la mutation peut exposer au risque de cancer de l’ovaire et du sein. Une consultation d’oncogénétique peut vous être proposée dans certains types de tumeurs, et en fonction de vos antécédents personnels ou familiaux.

SUIVI DU CANCER DE L’OVAIRE

Le suivi est très régulier avec des examens cliniques rapprochés (tous les 3 mois) et des scanner ou PET-scanner réguliers. Une surveillance biologique du CA-125 par prise de sang est réalisée ; ce marqueur peut s’élever en cas de récidive. La surveillance est en général alternée entre chirurgien et oncologue médical.

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