La colposcopie est un examen qui consiste à regarder (« scopie ») à travers le conduit vaginal («vagin = colpos»), ce qui permet une analyse approfondie du col de l'utérus et du vagin.
Cet examen est réalisé grâce à une loupe binoculaire et utilise l’application d’acide acétique et de lugol, afin de mettre en évidence des lésions vaginales ou cervicales pouvant être pré-cancéreuses.
Dans le même temps, ces lésions peuvent être biopsiées afin d’établir un diagnostic précis.
C’est l’examen de référence pour faire le diagnostic de lésion due au papillomavirus (HPV), élaborer des stratégies thérapeutiques et suivre l’évolution de ces lésions du col de l’utérus ou du vagin.

La colposcopie est effectuée lorsqu’il existe une anomalie des cellules sur le frottis cervico-vaginal autrement dit une cytologie anormale.
L’analyse des biopsies cervicales réalisées en colposcopie est réalisée par un laboratoire d’anatomopathologie.
Les lésions (appelées souvent « dysplasies ») de bas grade (ou CIN1) régressent et disparaissent le plus souvent spontanément, elles doivent être surveillées en colposcopie. Ce n’est qu’en cas de persistance qu’une intervention chirurgicale peut être proposée, surtout s’il existe des anomalies plus importantes sur le frottis.
Les lésions de bas grade peuvent faire l’objet en cas de persistance en colposcopie d’une simple destruction par laser.
Les lésions de haut grade (CIN2, CIN3) doivent être retirées par conisation intervention réalisée en ambulatoire.
Exceptionnellement, certaines lésions de CIN2 peuvent faire l’objet d’une surveillance.
Nous pratiquons ces interventions : pour tout information, demandez-nous conseil.
En dehors des règles, car la zone de jonction où pénètre le papillomavirus, entre l’endocol et l’exocol est mieux visible. Après la ménopause, il est parfois nécessaire de mettre en place un traitement par oestrogènes locaux avant la colposcopie.
Seules les lésions de haut grade histologique doivent être opérées par le retrait de la lésion. La pièce retirée comprend l’orifice externe et la base du col de l’utérus, elle a une forme de cône, l’intervention s’appelle une conisation. L’analyse de la pièce chirurgicale permet de s’assurer que la lésion est bien dysplasique, qu’elle n’était pas plus grave (cancer in situ voir infiltrant) et que toute la lésion a été retirée.
S’il s’avère que la lésion est déjà infiltrante, une prise en charge adaptée au cancer du col de l’utérus vous sera proposée.
Si la conisation n’est pas passée en zone saine ou que la zone saine autour de la lésion est insuffisante (exérèse « incomplète »), une colposcopie de contrôle permet d’analyser le col restant, 4 à 6 mois plus tard.
Opérer systématiquement toute lésion dysplasique, même de bas grade ne résout souvent rien car le papillomavirus (HPV) persiste dans les tissus et le col peut devenir difficile à surveiller en colposcopie, car il est devenu cicatriciel.
Il est important d’insister sur la surveillance par colposcopie et de renforcer l’immunité (arrêter le tabagisme si c’est le cas, mesures hygiénodiététiques).
Pour une information complète, rendez-vous sur le site de la SFCPCV (Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale).
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