PRÉVENTION : LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES DU COL DE L’UTÉRUS

La prévention repose sur le dépistage de lésions précancéreuses, qui correspondent à des modifications des cellules de l’épithélium du col de l’utérus, autrement dit du tissu qui le recouvre. Ces lésions ont la particularité de pouvoir évoluer vers un cancer.

QUELS SONT LES DIFFÉRENTS TYPES DE LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES ?

Cancer du col de l'utérus

Les lésions les plus fréquentes affectent l’épithélium malpighien du col de l’utérus et sont situées la plupart du temps sur l’exocol.

Ces lésions sont appelées néoplasies cervicales intraépithéliales ou CIN. Elles peuvent exister sous des formes plus ou moins graves et sont ainsi classées en trois grades selon le degré de désorganisation de l’épithélium par les cellules anormales :

  • Si les cellules anormales touchent le tiers de l’épithélium, on parle de CIN1 ;
  • Si elles affectent les deux tiers de l’épithélium, on parle de CIN2 ;
  • Si elles affectent toute l’épaisseur de l’épithélium, on parle de CIN3.

La classification la plus récente ne distingue que deux types de lésions :

  • Les lésions malpighiennes intraépithéliales de bas grade (LSIL) qui correspondent aux CIN1
  • Les lésions malpighiennes intraépithéliales de haut grade (HSIL) qui correspondent aux CIN2 et CIN3.

L’ÉVOLUTION DES LÉSIONS

Quel que soit le grade des lésions précancéreuses, elles peuvent évoluer de différentes manières :

  • disparaître spontanément,
  • persister,
  • progresser vers une lésion plus sévère ou vers un cancer du col de l’utérus.

On peut retenir que :

La plupart des lésions de bas grade (CIN1) régressent ou n’évoluent pas vers des lésions de haut grade ;

Les lésions de haut grade ont une plus forte probabilité d’évolution vers un cancer invasif.

La survenue d’un cancer du col de l’utérus faisant suite à l’apparition puis à la progression de lésions précancéreuses, il existe un temps relativement important pour prévenir le cancer.

Le dépistage permet de détecter puis traiter les lésions précancéreuses avant qu’elles ne se transforment en cancer.

DÉPISTAGE SYSTÉMATIQUE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS

Le Papillomavirus


Les cancers du col de l’utérus sont principalement dus à une infection persistante (d’une durée de 10 à 15 ans) par des virus appelés papillomavirus humains et transmis par voie sexuelle.

L’infection par un virus HPV est très courante (80 % des adultes ont une infection à HPV au cours de leur vie) et guérit le plus souvent spontanément. Mais dans 10 % des cas, le virus persiste au niveau du col utérin et s’il s’agit d’un HPV dit « à haut risque », il peut alors provoquer des modifications de l’épithélium du col de l'utérus, appelées lésions précancéreuses, susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Le dépistage permet de détecter la présence du virus ou d’anomalies des cellules du col de l'utérus et donc de les traiter, avant qu’elles n’évoluent en cancer, ou de diagnostiquer des cancers à un stade précoce et ainsi d’améliorer les chances de guérison.

Le dépistage du cancer du col de l'utérus est proposé à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, sauf indication contraire du médecin.

Quelles sont les modalités de dépistage du cancer du col de l’utérus ?


Entre 25 et 29 ans

Le test de dépistage est réalisé par un examen cytologique (frottis) ou examen des cellules prélevées lors du col de l’utérus :

  • les deux premiers tests réalisés à 1 an d’intervalle,
  • puis, si les résultats sont normaux, un frottis à 3 ans.

Entre 30 et 65 ans

Le test de dépistage est le test HPV-HR ou détection des virus HPV (Human papillomavirus) à Haut Risque. Ce test est réalisé sur des cellules prélevées au niveau du col de l’utérus, lors du frottis du col de l'utérus.

À la différence de l’examen cytologique qui s’intéresse à l'aspect des cellules, le test HPV-HR cherche la présence du virus HPV à haut risque chez les femmes.

Le test HPV-HR est réalisé :

  • 3 ans après le dernier examen cytologique dont le résultat est normal ;
  • puis tous les 5 ans, jusqu’à l’âge de 65 ans, dès lors que le résultat du test est négatif.


papillomavirus

Programme national de dépistage du cancer du col de l'utérus

Ce programme national de dépistage a pour objectifs de réduire le nombre de cancers du col de l’utérus et la mortalité liée à ce cancer, d’améliorer l’information ainsi que la qualité de suivi ou des soins.

Il garantit à chaque femme un accès égal au dépistage du cancer du col de l’utérus sur l’ensemble du territoire et un niveau de qualité élevé.

Dans le cadre de ce programme, l'examen cytologique et le test HPV réalisés lors du frottis de dépistage sont pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie.

LE VACCIN CONTRE L’HPV (HUMAN PAPILLOMAVIRUS)

vaccin contre l’HPV


Chaque année en France, 6400 nouveaux cas de cancer sont causés par les papillomavirus, dont le cancer du col de l’utérus, responsable de 1100 décès par an.

La vaccination contre les HPV prévient jusqu’à 90% des infections HPV à l’origine des cancers.

L’efficacité des vaccins sur les lésions précancéreuses est aujourd’hui démontrée.

La vaccination peut être proposée aux jeunes filles dès l’âge de 11 ans mais la vaccination des garçons est, elle aussi, indispensable.

Pour éradiquer le cancer du col de l’utérus, la vaccination contre les HPV est un moyen complémentaire au dépistage au dépistage (frottis et test HPV-HR).

La vaccination contre les infections liées aux HPV est aussi un moyen de lutte contre certains cancers pour lesquels il n’existe pas de dépistage.

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