Il arrive que le diagnostic de cancer du sein fasse suite à la palpation, par soi-même ou un médecin lors d’un examen médical, d’une « boule » au niveau du sein, à la découverte d’une anomalie cutanée (placard inflammatoire, rétraction cutanée, « croûte » au niveau du mamelon…) ou d’un écoulement mamelonnaire.

Mais le plus souvent, c’est à l’occasion d’une mammographie de dépistage qu’une anomalie est détectée au niveau du sein.

L’IMAGERIE ET LE BILAN SÉNOLOGIQUE

La mammographie


Chirurgie du sein

La mammographie est l’examen de référence pour le dépistage précoce du cancer du sein
Elle est recommandée à partir de 50 ans, tous les deux ans dans le cadre du dépistage organisé. Elle est souvent proposée plus tôt ou plus fréquemment en cas d’antécédant familial.

La mammographie est très souvent complétée par une échographie mammaire. L’échographie peut comprendre également un examen des creux axillaires (sous le bras).

Chirurgie du sein

Le radiologue est particulièrement attentif à rechercher des opacités (nodules), des troubles de l’architecture glandulaire ou des microcalcifications.

Ces dernières sont très fréquentes et très majoritairement bénignes mais plus suspectes de cancer du sein si elles sont groupées et irrégulières.

Le radiologue classe ces anomalies selon le système BIRADS de l’American College of Radiology (ACR).

ACR 0 classification d’attente, quand des investigations complémentaires sont nécessaires
ACR 1 mammographie normale
ACR 2 il existe des anomalies bénignes (c’est-à-dire sans gravité) qui ne nécessitent ni surveillance ni examen complémentaire
ACR 3 il existe une anomalie probablement bénigne pour laquelle une surveillance à court terme (4 ou 6 mois) est conseillée
ACR 4 il existe une anomalie indéterminée ou suspecte
ACR 5 il existe une anomalie évocatrice d’un cancer du sein

En cas d’images ACR 4 ou ACR 5, des prélèvements par biopsie percutanée (macro ou microbiopsie selon le cas) sont nécessaires pour confirmer le diagnostic de cancer du sein.

Cancer du sein dépistage & diagnostique

Foyer de microcalcification découvert par le radiologue et mieux caractérisé sur des clichés d’agrandissement.

De nouvelles techniques de mammographie sont maintenant disponibles pour le dépistage précoce du cancer du sein.

La Tomosynthese, par exemple, permet d’obtenir au cours de la mammographie des « coupes radiologiques du sein » très utiles pour étudier les modifications architecturales dans les seins denses et peut vous être proposée par votre radiologue.

L’IRM mammaire


IRM echographie

L’IRM mammaire est un examen d’imagerie du sein qui peut vous être prescrit dans certains cas. Elle sert à étudier des opacités et des modifications architecturales mal visualisées par la mammographie et l’échographie.

Cet examen est parfois prescrit par votre chirurgien pour mieux définir les contours et la taille d’une tumeur avant une opération en particulier en cas de cancer du sein lobulaire, de structure peu dense.

C’est aujourd’hui l’examen incontesté pour le dépistage du cancer du sein chez les patientes à très haut risque de cancer du sein c’est-à-dire celles qui sont porteuses d’une mutation familiale génétique ou celles qui ont subi une irradiation du thorax pour une maladie hématologique entre l’âge de 10 et 30 ans.

Cet examen peut vous être prescrit pour le bilan de certaines formes de cancers du sein ou en cas de traitements particuliers comme une chimiothérapie avant une chirurgie du sein ou pour l’étude des prothèses mammaires lorsque l’on souhaite préciser une rupture des implants.

Biopsy du sein

LES BIOPSIES

C’est le seul moyen de poser avec certitude le diagnostic de cancer du sein.

Il s’agit d’un prélèvement réalisé sous anesthésie locale par un radiologue spécialisé.

S’il s’agit d’une opacité visible en échographie, il réalisera une microbiopsie guidée par l’échographie.

Pour les groupements de microcalcifications, on utilise un appareil nommé mammotome qui permet de prélever avec précision les microcalcifications sous anesthésie locale pour les envoyer pour analyse par un médecin anatomopathologiste.

EXAMEN ANATOMOPATHOLOGIQUE

Les prélèvements biopsiques pré opératoires et les pièces opératoires sont tous adressés au laboratoire d’anatomopathologie pour une étude microscopique.

Elle seule peut confirmer le diagnostic de cancer du sein et permet de déterminer les caractéristiques de la tumeur.

Ce sont ces critères qui permettront de proposer à la patiente un Programme de Soin Personnalisé (PPS) et adapter les traitements complémentaires de son cancer du sein.

Chirurgie du sein

Type histologique


Un cancer du sein est une tumeur maligne qui se développe au niveau du sein. Il existe différents types de cancer du sein selon les cellules à partir desquelles ils se développent.

La plupart des cancers du sein, organe de l’allaitement, sont des carcinomes c’est à dire des cancers des cellules glandulaires. Ces cellules se trouvent dans les lobules (cellules lobulaires) qui secrètent le lait en période d’allaitement ou le plus souvent dans les canaux galactophores (cellules canalaires) qui transportent le lait vers le mamelon.

Cancer in situ ou infiltrant ?


Cancer du sein canalaire in situ

Quand les cellules tumorales prolifèrent dans les canaux sans franchir la membrane basale qui les entoure, elles n’ont aucun contact avec les vaisseaux sanguins et lymphatiques qui siègent à côté des canaux et ne peuvent migrer dans l’organisme. On parle alors de cancer intracanalaire ou de cancer in situ. A ce stade le cancer est « non infiltrant » et son risque est uniquement local.

Le cancer canalaire in situ ou carcinome canalaire in situ (CCIS) est le plus fréquent : huit à neuf cancers du sein in situ sur dix sont des cancers canalaires in situ.

La maladie de Paget est un adénocarcinome du sein ; c'est un cancer canalaire in situ de haut grade.

Elle prend naissance dans les canaux galactophores qui sont les petits conduits par lesquels le lait est amené vers les orifices du mamelon lorsque la femme allaite. Elle peut alors se propager à l'aréole ou au tissu du sein plus profond. Une « croûte » se forme au niveau du mamelon et de l'aréole, ces derniers deviennent rouges (comme pour un eczéma) et la peau se met à peler pouvant entraîner des lésions cutanées. Le traitement standard de la maladie de Paget est la chirurgie.

Le cancer lobulaire in situ ou néoplasie lobulaire in situ ou carcinome lobulaire in situ (CLIS) est plus rare. Il représente 10 à 15% des cancers du sein in situ. Il est considéré comme un facteur de risque de développer un cancer du sein et non comme un précurseur direct de cancer. Sa prise en charge est différente des autres cancers du sein.

Lorsque les cellules cancéreuses ont infiltré le tissu qui entoure les canaux et les lobules, on parle de cancer ou carcinome infiltrant.

Les cancers infiltrants sont le plus souvent des cancers canalaires. Le cancer lobulaire infiltrant est plus rare.

Les cancers infiltrants peuvent se propager vers les ganglions ou vers d'autres parties du corps. Les ganglions le plus souvent atteints par les cellules du cancer du sein se trouvent sous les bras, au niveau des aisselles ; on les appelle les ganglions axillaires.

Grade histopronostique


En cas de cancer infiltrant l’anatomopathologiste indique le grade tumoral qui correspond à l’agressivité et à la vitesse de croissance. On l’exprime de 1 à 3. La mesure de l’index de la protéine Ki 67 complète cette information en quantifiant la prolifération des cellules tumorales.

Récepteurs hormonaux


La présence de récepteurs aux hormones féminines estrogène et progestérone est un élément capital à connaître pour déterminer le traitement adjuvant (complémentaire). La présence de ces récepteurs fera le plus souvent proposer une hormonothérapie par comprimés.

Surexpression de l’oncoprotéine HER 2


Cette particularité des cellules tumorales les rend vulnérables à une thérapie dites « ciblée » appelée Trastuzumab (ou Herceptin ©), qui est alors proposée.

D’autres traitements complémentaires ciblés de ce cancer du sein particulier font l’objet de protocoles d’essais thérapeutiques qui pourront vous être proposés selon les cas.

BESOIN DE RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES ?

Vous souhaitez obtenir plus de renseignements sur une des prestations proposées.

CONTACTEZ-NOUS

Lieux de consultations et interventions chirurgicales

CENTRE LEHENA
4, bis Avenue de Verdun
64200 BIARRITZ
Clinique BELHARRA
2, Allée du Dr Lafon
64100 BAYONNE