ANNEXECTOMIE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

L’annexectomie est une intervention chirurgicale consistant à ôter les ovaires et les trompes de Fallope, considérés comme des annexes de l’utérus. On la nomme également salpingo-ovariectomie.

Cette opération chirurgicale peut-être unilatérale ou bilatérale, c’est-à-dire concerner un seul ensemble ovaire et trompe de Fallope, ou les deux.

Elle est parfois incluse dans une intervention chirurgicale plus complexe, et notamment une hystérectomie lorsque l’ablation de l’utérus est nécessaire.

Les ovaires et les trompes de Fallope font partie de l’appareil reproducteur féminin. Si les affections des trompes de Fallope sont relativement rares (hydrosalpinx..), les troubles ovariens sont plus fréquents.

Les kystes bénins des ovaires, notamment, sont des pathologies particulièrement communes, et les tumeurs ovariennes cancéreuses touchent, quant à elles, environ 4000 femmes par an en France.

Il est important de noter que l’annexectomie n’est pas réservée aux pathologies cancéreuses. Les masses bénignes, telles que les kystes ou les abcès, peuvent également requérir une ablation chirurgicale.

Pour cause, si ce type de masse n’est pas amené à évoluer vers une pathologie cancéreuse, il peut engendrer son lot de complications, dont les ruptures, torsions et déchirures à potentiel hémorragique.

DANS QUELS CAS L’ANNEXECTOMIE EST-ELLE INDIQUÉE ?

L’annexectomie est indiquée dans la prise en charge de pathologies de l’ovaire et des trompes de Fallope. Elle peut avoir une visée curative ou préventive.

Lorsqu’elle est pratiquée à des fins curatives, l’annexectomie vise à guérir un trouble diagnostiqué. Chez la femme ménopausée, c’est le traitement de référence pour les kystes ovariens douloureux ou susceptibles de provoquer des complications. L’ablation des ovaires chez une femme ménopausée n’a pas d’incidence sur le plan hormonal.

Chez la femme non ménopausée et/ou avec des projets de grossesse, l’annexectomie est plutôt indiquée dans la prise en charge de troubles plus graves, comme le cancer des ovaires.

L’annexectomie engendre en effet inévitablement une ménopause précoce assortie à une stérilité irréversible lorsqu’elle est bilatérale, et peut complexifier grandement un projet de grossesse lorsqu’elle est unilatérale.

Outre les kystes ovariens, l’annexectomie permet de traiter les torsions ovariennes et certaines infections caractérisées de l’ovaire et/ou de la trompe de Fallope.

Elle peut aussi faire partie intégrante de la prise en charge de l’endométriose, notamment lorsque les muqueuses utérines colonisent les ovaires, ainsi que du cancer de l’utérus et du col de l’utérus.

Les grossesses ectopiques, ou grossesses extra-utérines peuvent également nécessiter une ablation de l’ovaire et de la trompe de Fallope où s’est logé l’oeuf, notamment lorsque les tissus ont été endommagés.

Enfin, l’annexectomie peut également adopter une portée prophylactique. C’est notamment une chirurgie de référence pour réduire les risques de survenue ou de récidive d’un cancer de l’ovaire.

Dans ce cas, elle est essentiellement pratiquée chez les femmes considérées comme particulièrement à risque, et plus particulièrement celles porteuses de mutations du gène BRCA.

MODALITÉS DE L’ANNEXECTOMIE

L’annexectomie est une intervention chirurgicale qui se déroule sous anesthésie générale. L’hospitalisation n’est pas systématique, et la patiente peut le plus souvent rentrer chez elle le jour même.

L’opération est plus ou moins longue et lourde en fonction de l’étendue des tissus ôtés (intervention unilatérale ou bilatérale) et des techniques mises en oeuvre. Votre chirurgien peut notamment procéder par laparotomie ou coelioscopie.

La laparotomie consiste à ouvrir l’abdomen pour accéder aux ovaires et trompes de Fallope. L’incision pratiquée ressemble à celle que l’on observe dans le cas d’une césarienne.

La coelioscopie, ou laparoscopie, utilise quelques petites incisions par lesquelles sont introduits les outils chirurgicaux et un système optique permettant de guider l’intervention. La plupart des annexectomies (sauf en cas de tumeur volumineuse) peut être réalisée par coelioscopie.

CONSÉQUENCES DE L’ANNEXECTOMIE

Immédiatement après l’intervention, la patiente peut ressentir une fatigue intense, des douleurs au niveau du site d’intervention qui seront facilement calmées par des antalgiques simples.

Ces effets secondaires peuvent habituellement être traités : il est essentiel d’en parler à votre équipe médicale.

Sur le long terme, la patiente peut ressentir les effets d’une ménopause précoce plus ou moins marqués en fonction de l’étendue de l’intervention (bilatérale ou unilatérale).

La baisse des taux d’hormones sexuelles peut engendrer une baisse de la libido, ainsi qu’une mauvaise lubrification du vagin engendrant des douleurs lors des relations sexuelles.

Lorsque les deux ovaires ont été ôtés, une ménopause artificielle survient. Ce phénomène peut se traduire par une stérilité, des bouffées de chaleur, des insomnies, une prise de poids et des troubles de l’humeur.

Les conséquences de l’annexectomie peuvent en effrayer plus d’une, mais cette intervention se dessine parfois comme l’unique alternative pour améliorer significativement la qualité de vie des patientes ou leur offrir une perspective de guérison.

Lorsqu’une telle intervention apparaît nécessaire chez une femme ayant des projets de grossesse, il peut être intéressant d’envisager la congélation des ovocytes afin de palier à l’infertilité que l’annexectomie engendre.

N’hésitez pas à évoquer cette option avec votre équipe médicale afin de trouver une solution qui convienne tant à votre pathologie qu’à votre projet de vie.

Source : https://www.em-consulte.com/article/1076959/traitement-chirurgical-des-tumeurs-benignes-de-l-ovaire

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