INDICATIONS

La conisation est réalisée en cas d'anomalies prouvées ou suspectées du col de l'utérus appelées dysplasies cervicales.

La dysplasie cervicale est une transformation des cellules du col de l'utérus souvent induite par un virus appelé Human Papilloma Virus (HPV), et qui présente un facteur de risque de transformation vers un cancer du col de l'utérus au bout de plusieurs années.

La dysplasie est souvent suspectée par le frottis cervical ou par le test HPV oncogènes réalisé par votre gynécologue, médecin traitant ou une sage-femme. Elle est localisée grâce à la colposcopie (examen au microscope du col avec application de colorants spéciaux) et le diagnostic est confirmé par la biopsie du col.

La conisation a deux buts principaux :

  • Diagnostique : elle confirme le type exact de lésion du col et précise son étendue
  • Thérapeutique : si l'ablation est complète lors de l'étude anatomopathologique de la pièce enlevée, la conisation fait le traitement de la lésion en empêchant son évolution vers le cancer.

Mais la surveillance régulière sera OBLIGATOIRE pour éviter une récidive !

MODALITÉS

La conisation est une intervention qui s'effectue par les voies naturelles, en accédant col de l’utérus par le vagin.

Elle est réalisée à l'aide d'un bistouri électrique ou d'une anse spéciale le plus souvent, du laser ou d'un bistouri classique.

L'intervention est réalisée sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale.

Conisation

EN PRATIQUE

Lors de l’organisation de votre intervention, lorsqu’elle est prévue sous anesthésie générale, une consultation d’anesthésie est programmée, elle est indispensable et aura lieu, au minimum, 48 heures avant.

Lors de cette consultation, le médecin anesthésiste fait le point avec vous sur les modalités d’anesthésie.

L’intervention est le plus souvent faite en « ambulatoire », c’est à dire que vous rentrez et ressortez le jour même de l’intervention.

Il est nécessaire de se faire raccompagner, et vous ne devez pas être seule la nuit qui suit l’intervention.

Dans certain cas, si ces conditions ne peuvent être remplies, vous pourrez être hospitalisée la nuit suivante, après l’intervention.

Vous devez être impérativement à jeun 6h avant l’intervention lorsqu’elle est réalisée sous anesthésie générale, c’est à dire sans manger, ni boire, ni fumer. Certains médicaments peuvent être pris selon les recommandations de l’anesthésiste uniquement.

Votre hospitalisation nécessite que vous apportiez vos affaires, et une protection périodique pour la sortie (pas de tampon).

DÉROULEMENT

Avant de partir au bloc opératoire, votre dossier est recontrôlé par l’équipe soignante.

Durée de l’intervention : environ 20 à 30 minutes

Après l’intervention : Vous serez surveillée en salle de réveil durant deux heures environ, avant d’être ramenée dans votre chambre.

Rarement, une mêche vaginale (comme un tampon) est mise en place pour quelques heures.

Des antalgiques (calmants) sont prescrits si besoin, mais la conisation est une intervention souvent indolore.

La reprise de l’alimentation se fait rapidement avant votre sortie, c’est une collation pour ne pas repartir à jeûn.

Durée d’hospitalisation : souvent une demi-journée.

POST-OPÉRATOIRE

Suites normales :


Il existe souvent des petits saignements. Ils sont variables mais durent souvent jusqu'à 10 jours en moyenne.

Des pertes vaginales (leucorrhées) variables, existent souvent le premier mois. Elles sont dues à la cicatrisation du col, car le vagin est un milieu humide. Elles peuvent prendre des aspects variables aussi.

Consignes :


Les rapports sexuels, les bains et la piscine, et l'utilisation de tampons vaginaux sont déconseillés durant environ un mois. La douche est bien sûr autorisée.

Arrêt de travail :
Il n’est pas toujours nécessaire.
Si cela devait être le cas, il vous est remis à la sortie ou avant par votre chirurgien.
La durée moyenne est de 1 à 2 jours.

Visite post-opératoire :


Elle est souvent effectuée avec votre gynécologue habituel, ou votre chirurgien, 3-4 semaines après l’intervention.

Elle a pour but de vérifier la cicatrisation du col, la qualité de la surveillance future et surtout de vous annoncer les résultats de l'analyse effectuée sur la partie du col enlevée.

Risques :


La conisation est une intervention bien souvent simple, dont les suites sont peu gênantes.

L'hémorragie: Elle survient dans les 10 jours post-opératoires et correspond à la chute d’escarre. Elle est peu fréquente (environ 3%).

Elle peut nécessiter la mise en place d'un tamponnement par une mèche vaginale (tampon), voire une reprise au bloc opératoire pour coaguler ou suturer la zone qui saigne.

La sténose du col : c'est le rétrécissement du canal du col restant qui s'effectue à distance de l'intervention. Elle peut nécessiter exceptionnellement une nouvelle intervention pour "dilater" le canal. Elle peut gêner ou empêcher les règles de s'écouler ou rendre la surveillance du col difficile et donc nuire à la qualité des frottis de surveillance. Elle peut aussi, plus rarement encore, entrainer des difficultés pour obtenir une grossesse ou gêner l'ouverture du col au moment de l'accouchement.

Le risque de fausse-couche et d'accouchement prématuré : Il existe un risque légèrement augmenté de fausse couche spontanée et d'accouchement prématuré après conisation. Il est important de signaler cet antécédent à votre obstétricien qui suivra une grossesse après ce geste. Cette situation peut aussi amener votre chirurgien et votre obstétricien, à discuter un cerclage du col (fermeture complémentaire par un moyen mécanique) pendant une grossesse.

L'exérèse incomplète : L'analyse secondaire de la pièce opératoire peut mettre en évidence des lésions étendues et qui ne sont pas enlevées totalement, justifiant ainsi soit d’une surveillance rapprochée soit d'une autre intervention.

La surveillance : Elle est indispensable pour dépister une éventuelle récidive, car ces transformations du col sont induites souvent par un virus HPV. Celui-ci n'est pas traitable et peut recommencer à perturber les cellules du col qui restent après la conisation. La surveillance est clinique, et cytologique par le frottis cervical.

Après une conisation pour une lésion dysplasique de haut grade, le premier contrôle est à réaliser à 6 mois par un test HPV haut risque.

Si celui-ci est négatif, le prochain contrôle est à réaliser à 3 ans.

S’il est positif, une colposcopie doit être réalisée (examen du col de l’utérus et du vagin au moyen d’une « loupe »).

L'intervention nécessite également une anesthésie qui comporte ses propres risques, l'anesthésiste vous en parlera lors de la consultation pré-anesthésie

Ressources :
Synthèse - Surveillance post-thérapeutique des lésions précancéreuses du col de l'utérus (2019)
Fiche d’information CNGOF – Conisation

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